Comment exister dans le tourisme francilien quand les guides ne jurent que par Paris? Comment attirer les visiteurs dans des quartiers populaires aux identités fortes, au patrimoine et à l’histoire riche, mais à la réputation parfois écornée?
Réponse: en misant sur les habitants! A en croire Rue 89, le tourisme participatif, qui consiste à inviter les résidents à présenter eux-mêmes leur quartier, se développe en Ile-de-France. Exemple: le cycle « Douce Banlieue », qui rassemble une vingtaine d’associations d’habitants, d’offices de tourisme, d’artisans et d’artistes locaux, propose chaque année 180 balades attirant quelques 6 000 visiteurs. Plus localement, dans le Val-de-Marne, 24 « jeunes guides en banlieue » ont récemment suivi des formations rémunérées sur l’histoire et l’architecture de leurs quartiers, pour présenter leur ville.
Des initiatives qui développent un tourisme de proximité, renforçant aussi le sentiment d’appartenance et de fierté dans les quartiers. Mais le modèle du tourisme participatif reste fragile, et peine à s’émanciper des subventions locales.
Pour en savoir plus:
http://www.rue89.com/passage-a-lacte/2010/09/05/et-si-le-tourisme-changeait-les-regards-sur-la-banlieue-164483
L’exploitation du volet « tennis » du stade de Jean Bouin à Paris vient d’être confiée pour 20 ans à la fédération française de tennis. Une décision qui renforce les chances de voir Roland Garros rester dans la capitale. Mais la gestion du site laisse planer bien des questions, relate Bakchich, depuis la première cession réalisée en 2004 au profit de Lagardère.