Tourisme participatif: la banlieue fait sa promo

Comment exister dans le tourisme francilien quand les guides ne jurent que par Paris? Comment attirer les visiteurs dans des quartiers populaires aux identités fortes, au patrimoine et à l’histoire riche, mais à la réputation parfois écornée?

Réponse: en misant sur les habitants! A en croire Rue 89, le tourisme participatif, qui consiste à inviter les résidents à présenter eux-mêmes leur quartier, se développe en Ile-de-France. Exemple: le cycle « Douce Banlieue », qui rassemble une vingtaine d’associations d’habitants, d’offices de tourisme, d’artisans et d’artistes locaux, propose chaque année 180 balades attirant quelques 6 000 visiteurs. Plus localement, dans le Val-de-Marne, 24 « jeunes guides en banlieue » ont récemment suivi des formations rémunérées sur l’histoire et l’architecture de leurs quartiers, pour présenter leur ville.

Des initiatives qui développent un tourisme de proximité, renforçant aussi le sentiment d’appartenance et de fierté dans les quartiers. Mais le modèle du tourisme participatif reste fragile, et peine à s’émanciper des subventions locales.

 

Pour en savoir plus:

http://www.rue89.com/passage-a-lacte/2010/09/05/et-si-le-tourisme-changeait-les-regards-sur-la-banlieue-164483

AFP: sortie de crise pour le tourisme français

D’après une dépêche parue le 1er septembre, la fréquentation des hébergements touristiques en France a progressé de 5% en juillet et août par rapport à l’été 2009. Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au Tourisme, s’en félicite:  »La saison touristique française est excellente car les Français ont fréquenté notre pays tandis que la clientèle étrangère est venue en grand nombre ». Il a notamment cité les Chinois qui enregistrent une hausse de fréquentation de 48,2% et les Russes de 54,3% depuis le mois de mai. La clientèle étrangère a dopé surtout l’hôtellerie, notamment haut de gamme alors que la clientèle française a plutôt opté pour les chambres d’hôte et les gîtes ou les campings.

Tennis: Delanoë s’enlise dans le dossier Jean Bouin

280px-Roland_Garros_02_L’exploitation du volet « tennis » du stade de Jean Bouin à Paris vient d’être confiée pour 20 ans à la fédération française de tennis. Une décision qui renforce les chances de voir Roland Garros rester dans la capitale. Mais la gestion du site laisse planer bien des questions, relate Bakchich, depuis la première cession réalisée en 2004 au profit de Lagardère.

Pour en savoir plus:

http://www.bakchich.info/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=11735